Les miniatures Goss

Buste de William Henry Goss
© Victoria and Albert Museum, London

Après des études en dessin et un apprentissage chez des fabricants de céramique, William Henry Goss (1833-1906) démarre en 1858 sa propre entreprise – la Falcon Pottery -, à Stoke-on-Trent (Grande-Bretagne) laquelle produit vases, flacons et autres objets de porcelaine.

Adolphus, son fils aîné, y entre en 1880 ; comme il a grandi avec un père collectionneur d’antiquités et qu’il a été encouragé par celui-ci à s’intéresser à l’héraldique, il propose de fabriquer et de vendre des « seaside souvenirs » qui allieraient ces deux domaines : des objets miniatures qui reproduiraient des vases ou des pots, grecs et romains, et qui porteraient les armes de villes côtières.

La perspective étant prometteuse, la manufacture conçoit des dessins pour presque toutes les cités et villes importantes – d’Angleterre, mais aussi d’Écosse, du Pays de Galles ou d’Irlande, voire d’Europe, d’Asie ou d’Amérique du Nord. Elle fabrique les décalcomanies correspondantes et envoie ses représentants les vendre partout. Le succès est considérable, au point où, au début du XXsiècle, on considère que 95 % des foyers britanniques possèdent des porcelaines « Goss crested China ».

La ville de Québec n’échappe pas à cette vague et l’on y vend de nombreuses miniatures Goss.

L’inventaire ci-après n’est évidemment pas exhaustif ; toute personne possédant une porcelaine avec cet emblème qui n’y apparaît pas est invitée à communiquer avec l’édimestre pour lui fournir informations et photographies.

On notera que la manufacture de Stoke-on-Trent a également produit divers objets (crémiers, tasses, vases, etc.) de taille courante – tel ce crémier de 11,4 cm de hauteur – avec le même dessin de l’emblème de Québec. Tous ces produits peuvent être considérés comme des objets d’usage domestique autant que de collection.

 

Quelques miniatures « Goss » ; les sous-titres, en bas des photos, reprennent les inscriptions apparaissant sous la base ou au dos des objets…